« Jeux de mains » : découverte de l’artiste !

aC’est avec plaisir que j’ai rencontré Oethanna, jeune  artiste peintre carolo qui a exposé le vendredi 17 mai à la Médiathèque de Charleroi pour la deuxième édition du Kultur&Vous. Elle nous livre un bout de son parcours, histoire d’en savoir un peu plus sur elle avant de découvrir son travail.

Oethanna en quelques mots…

J’ai suivis des études à  l’Académie Royale des BeauxArts de  Bruxelles où je me suis formée et  pu découvrir ma passion pour la peinture. J’ai choisi mes propres thèmes, en commençant par la musique. J’ai peint des musiciens de l’orchestre de la Monnaie sur une trentaine de grandes toiles que j’ai exposées dans une des salles de l’opéra.

Oethanna, ça signifie quelque chose ?

Non pas vraiment, c’est quelque chose qui m’est venu comme ça (rires) ! Ça n’avait pas de sens premier, c’était vraiment une impulsion. J’ai essayé de rechercher les racines, et un ami m’a dit que ça pourrait signifier « bonne mort ».

Etant petite, t’imaginais-tu devenir une artiste ?

Non, je ne l’imaginais pas du tout ! Je n’avais pas de rêve, je vivais au jour le jour ma vie de petite fille sans imaginer le temps passer. Je ne me voyais pas devenir adulte et je ne le suis toujours pas (rires) !

Tu  dessines  depuis  l’âge  de  15  ans,  qu’est-ce  qui  a déclenché cette passion en toi ?

Avant mes 15 ans, j’ai lu un livre de Kandinsky « Du spirituel dans l’art », c’est lui qui m’a poussé vers la peinture. Il m’a enrichie au niveau de la couleur, de la matière et de la visionde l’art. Au départ, pour moi l’art abstrait n’était pas de l’art.
C’était quelque chose de très simpliste. Il m’a ouvert les yeux et à 15 ans j’ai compris que c’était mon grand centre d’intérêt.

C’est donc Kandinsky ton artiste favori ?

Non, il est le premier que j’ai vraiment aimé et il m’a apporté énormément, mais je n’en n’ai pas de favori. C’est vrai que c’est un peu un point de départ donc je me repère à lui parce qu’il offre une certaine liberté. Lorsque je vais dans un musée, je regarde s’il y a un Kandinsky avant, car je sais que c’est celui qui va me nourrir le plus. Mais j’aime aussi découvrir d’autres artistes passionnés par ce qu’ils font.

Ça veut dire que sans Kandinsky,  tu ne rentres pas dans un musée ? (Rires)

Ça me parlera moins ! Avec tout le respect que j’ai pour les maîtres de l’art, je n’aime pas les vieux tableaux, ils ne me nourriront pas autant que les couleurs vives de Kandinsky. C’est un peu comme les enfants ! Un enfant qui voit la Joconde et puis trois carrés de couleurs, il va être attiré par les couleurs !

bLes couleurs sont très importantes pour  toi.  Serait-ce  un  synonyme d’espoir ?

De vie, oui ! Il y a trop de choses sombres autour de nous je trouve, on doit remettre plus de couleur.

« Le  courage  ce  n’est pas  la  victoire  que  l’on remporte  sur  les  autres,mais  celle  que  l’on remporte sur soi-même. »

Tu as exposè à la Médiathèque ce 17 mai pour la soirée Kultur&Vous.Peux-tu nous en dire plus sur tes dessins ?

Les mains, c’est un thème superbe, qui amène pleins de choses ! J’invite mon modèle à prendre une position avec ses mains, je le prends en photo et puis le redessine. Dans les mains, je peux voir la personnalité plus que dans le visage. Il y a un contact avec quelque chose de personnel, que je mets en scène. Pour cette exposition, je me suis inspirée de  Mudras, mais aussi de la  Nano danse avec « Kiss and cry », ce spectacle de Michèle Anne De Mey et Jaco Van Dormael que j’ai eu l’occasion de voir à Charleroi Danses.

Appart le dessin, as-tu d’autres passions ?

J’aime la peinture, la musique, le piano, le violon et depuis toute petite le chant.

Pourquoi  avoir  donc  choisi  la  peinture  plutôt  que  le chant ?

J’étais très timide étant petite, renfermée. Je n’arrivais pas à me faire des amis ! J’observais beaucoup les autres enfants, la nature et je fredonnais des chansons puisque j’étais seule (rires). C’était quoi la question ? (Rires) J’ai choisi la peinture, le dessin pour la tranquillité, la paix que ça donne. Je peints en écoutant mes compositions au piano et j’y trouve beaucoup d’inspiration.

Le matin, quelle est la première chose que tu fais ?

Surement pas Facebook, parce que je n’en n’ai pas (Rires) ! Je médite. Il y a trop de pensées négatives, de tristesse, de pression sociale autours de nous. La méditation est une façon de me ressourcer, de prendre conscience de qui je suis…

Et pour 2014 alors ?

L’année prochaine, j’aimerai exposer dans une des boules de l’Atomium sur le thème de l’abstrait, que je prépare depuis longtemps. Je me suis inspirée des minéraux et matières premières pour imaginer la création de l’univers.

Le mot de la fin pour le Kulturo ?

J’espère qu’il fera encore beaucoup de belles pages et qu’il va continuer à donner aux jeunes artistes l’occasion de parler d’eux !

Noëmie Botte