Le field recording, ça ne vous dit rien ?

C’est l’histoire d’Aki Onda, musicien, compositeur, producteur, photographe et artiste visuel japonais, vivant actuellement à New-York.

Praticien du field recording, il à attiré la curiosité des carolos pour un double événement en novembre et décembre dernier dans la gigantesque salle du B.P.S.22.

En effet, le public a pu découvrir une exposition d’anciennes casettes audio et une belle performance de field recording, « Casette memories ». Une sorte de journal intime construit d’ambiances sonores enregistrées sur cassettes puis mixées.

Aki Onda est un bonhomme ayant énormément voyagé et pendant plus de vingt temps, il a passé son temps à enregistrer des ambiances sonores de divers lieux qui l’ont marqué. Il aurait pu se contenter de prendre des photos comme ça se fait de nos jours, mais non ! Et c’est ce qui lui a valu son succès actuel.

Son but, consistait à utiliser les possibilités d’appareil a priori banal, comme le dictaphone ou le walkman enregistreur en l’élevant au rang d’instrument.

Certains appellent ce genre de performance, bruit, ambiances sonores, roman sonore etc. Pour moi, ce fut simplement une expérience sonore, le partage d’une mémoire que l’on ne voit pas, mais que l’on peut interpréter à notre façon grâce aux sons entendus. Tout comme on le ferait devant une œuvre visuelle, ici c’est dans l’imaginaire que tout se passe.

Un projet organisé par La Médiathèque de Charleroi, Archipel et le BPS22.

 www.akionda.net 

E.B.